La voiture de demain sera-t-elle plus  » verte » ?

Trop polluante, la voiture d’aujourd’hui est destinée à disparaître. Le point sur nos véhicules du futur.

voiture verteL’augmentation rapide des teneurs de l’atmosphère en gaz carbonique, principal responsable du réchauffement climatique, contraint les constructeurs automobiles à concevoir des voitures moins polluantes.

L’augmentation mondiale du parc de véhicules est en effet la première cause d’accroissement des dégagements de gaz carbonique.

Pour accélérer l’effort de recherche sur les voitures propres, le gouvernement français a décidé d’octroyer un budget exceptionnel pour la recherche de 38,5 millions d’euros en 2014. Mais de quels véhicules s’agit-il ?

ÉLECTRICITÉ, GPL, BIOCARBURANTS…

Il s’agit d’abord de la voiture électrique, dont 10 000 exemplaires seulement ont été vendus. Un chiffre infime, comparé aux 35 millions de véhicules immatriculés en France. Les consommateurs se sont détournés de ces voitures électriques, pourtant non polluantes, car leur autonomie est limitée à 80 kilomètres.

En fait, elles ne sont guère utilisables que par les collectivités territoriales qui s’en servent sur de courts trajets. Il est prévu qu’elles en achèteront 350 exemplaires en 2004.

À l’initiative du Groupe Dassault et du constructeur Heuliez, une nouvelle génération de voitures électriques est en cours de développement, avec une autonomie de 200 à 250 kilomètres.

Un progrès certain par rapport aux modèles électriques actuels.

De leur côté, les Japonais se sont orientés vers la voiture à propulsion hybride : c’est la Prius, qui roule en essence sur route et en électrique au démarrage et en ville.

L’utilisation des biocarburants qui, selon les objectifs de Bruxelles, devrait monter en puissance pour atteindre 5,75 % de la totalité des carburants utilisés en 2010, repré- sente une autre solution.

Bien que ces carburants rejettent eux aussi du gaz carbonique dans l’atmosphère, ils sont considérés comme moins polluants que les carburants fossiles (pétrole ou charbon), parce que le C02 qu’ils émettent au moment de la combustion est d’origine végétale récente et n’a aucune incidence sur la concentration du C02 atmosphérique.

A contrario, les carburants issus de sources d’énergies fossiles s’accumulent dans l’atmosphère, débordent les possibilités de recyclage par photosynthèse et « dopent » l’effet de serre.

DES BETTERAVES DANS LE MOTEUR !

Aujourd’hui, la France produit 310 000 tonnes de diester obtenues à partir de colza mélangé au gasoil, et 91 000 tonnes d’éthanol obtenues à partir de betteraves que l’on mélange à l’essence. Ces productions ne représentent que 0,94 % de la consommation globale de carburant.

Autre piste : la voiture à hydrogène, dont les moteurs non polluants ne rejettent que de l’eau. Américains et Japonais investissent des sommes considérables dans la recherche sur ces nouvelles technologies à base d’hydrogène. Il existe même des voitures à air comprimé, imaginées par un ingénieur français et auxquelles les Mexicains semblent s’intéresser.

La voiture propre s’inscrit dans les stratégies du développement durable.

Elle n’est pas encore pour demain. Pourtant, la rapidité du réchauffement climatique nous contraint à aller vite. Très vite.

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